19 04 2010

à écouter :

http://www.demandezleprogramme.be/Liliane-M-le-troisieme-roman-de?rtr=y

un interview à mon propos sur Espace Livre

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Je veux rencontrer Alice!

14 03 2010

J’attendais un signal positif. Un message qui passe au vert. Comme ce rayon de soleil friandise de ce matin, que je me  suis mangé les yeux fermés. Avec pour corollaire existentiel un essaim de crampes au ventre garanties.  Car trop vite ingurgitées, les bonnes nouvelles renforcent mon mal être. Mais ce soir la lune est pleine et descend plus bas que les arbres. J’appréhende un état dépressif persistant nourri  par l’effroi que les jours se ressemblent. Avec leurs lots de catastrophes en chaînes. La terre qui tremble sans prévenir, la hantises des tsunamis aux vagues scélérates,  les explosions de gaz qui n’ont rien de naturel , les trains qui se passent des signaux et au carrefour des magasins, les grévistes comme les derniers des Mohicans, impuissants et dépités.  Comment faire entendre  le chant des sirènes ou négocier quelques deniers supplémentaires, quand  nos espérances  tiennent de la gageure.

En l’attente de renouveau, j’allais au gré des désespérances et des mauvaises nouvelles. Prisonnier d’une information morbide orchestrée autour de la mort, principale héroïne de mon feuilleton télévisé préféré.  Celui de ma petite vie qui s’agite et s’époumone autour de l’actualité en commentaires  que je voudrais malins, à tout le moins interpellant. Je me laisse prendre au jeu des émotions obligatoires. Vingt morts dans un accident près de chez moi auraient  plus d’importance qu’un même nombre dans un pays lointain ? Sors ton mouchoir.  Sans doute parce qu’ils nous ressemblent, qu’ils pourraient faire partie de nos proches, ou être nous. Que valent vingt morts d’un continent lointain dans une explosion de gaz ou une collision de trains ? Un entrefilet, un jet d’encre, une allusion ou un non choix de sujet, un oubli de journal télévisé. Quel est le chiffre clé qui rend le fait divers digne d’être mentionné ?  La télévision est notre seconde occupation après notre sommeil. Elle décide pour nous de ce qui est intéressant, digne d’être annoncé ou indigne d’être montré. Ce qu’elle juge digne d’être montré n’est il pas  bien souvent au-delà de l’indigne ? Le sensationnel nous attire, les morts damnent le pion aux vivants. Qui regarderait si nos chaînes nous montraient des naissances à la place de morts ? De l’autre côté du miroir, le chapelier m’invite à prendre le thé.

Je suis épuisé, je cherche d’autres repaires. Une autre manière de vivre moins dépendante de l’émotion commune. Comme un Indien contraire, je veux vivre à l’envers du consensus. Hors les sentiers battus des larmes sur commande. Au fond du trou, avec l’incohérence des rêves cauchemardesques qui tourne l’évidence en dérision. Je veux rencontrer Alice et l’extraordinaire !

Au Bozar, nos ministres rendent un hommage surréaliste aux morts de Buizingen devant les sièges restés vides des familles de victimes. Le traintrain quotidien reprend ses droits.. Les cheminots nettoient les voies, de toutes les façons, ils n’étaient pas invités. Pourquoi pleurer avec le petit peuple des secondes ? Alors qu’il est si simple de pleurer artistiquement entre élus ou nantis des premières  avec l’élégance des violons au son d’une voix d’un autre temps dans des fauteuils en velours subsidiés. Les parlementaires vont lancer une enquête qui constatera que nous savions mais que savoir n’était pas suffisant pour agir.

Les grévistes reprendront le travail sans conviction. Nos ministres vont discourir. Les accidents s’enchaîner, les éléments se déchaîner et les images se faire rares.

Quelques jours plus tard, une mésange s’est jetée sur le carreau ensoleillé de ma fenêtre. Assommée, je l’ai réchauffée dans ma main. Je lui ai murmuré des mots tendres. Elle s’est laissée faire. Une heure de paix. Oubliant ses craintes. Elle m’a accordé sa confiance. Elle s’est envolée le lendemain matin. Ragaillardie. Nous ne passerons pas au journal de vingt heures. Elle est en moi. Comme un signal de renouveau.





J’en tremble.

17 01 2010

Moi aussi, j’en tremble. Mais sans conséquences. Devant ma télé. Voyeur bien au chaud, je m’acquitte de quelques larmes qui dédouanent. C’est triste. Niveau sept  sur l’échelle des tremblements émotionnels.  Emouvant. Poignant. Comme un tsunami. Les images défilent. Tout le monde en réclame. Boulimie d’images. Satanées images. Saletés d’images. La misère des autres se consomme  bien. L’audimat s’enflamme. J’ai honte. De nous, de mon impuissance. Je me sens lamentable. Partir et offrir mes doigts inutiles. Ni médecin ni infirmier. Tout juste bon à encombrer. A peine arrivé, il faudrait me rapatrier.

Car sur le tarmac, nos avions s’envolent. Et nous ramenons nos belges. Chaque gouvernement s’occupe de ses belges. Sauf Haïti, décapitée, qui n’arrive pas à panser ses blessures. Priorité….Alors que des dizaines de milliers de blessés attendent un avion pour aller se faire soigner sur une île voisine.  Il paraît que nos sauveteurs arriveront même à sauver à temps quelques indigènes…Priorités. Pillages. Emeutes. Rien à manger. Qui peut juger ? Comme toujours, dix mille soldats américains vont venir tout régler. Méfiance. Leurs interventions sont rarement sans conséquence. En attendant, leurs hélicoptères lâchent des paquets de vivre sans se poser. Moi aussi, je me battrais pour ramener de quoi manger à mes enfants. De tous côtés, on va en faire des tonnes et en acheminer tout autant. Les grands de ce monde vont rivaliser pour se montrer à la hauteur. Balais médiatiques. Engagements et promesses de dons. Mobilisation générale et magnanime pour une magnitude inattendue.  Nos vedettes vont se réunir dans un studio. Trois minutes de chansons pour la postérité et pour la cause. Récolter des centaines de millions de dollars. Sans annuler la dette.  Chacun versera son obole. Nous payerons notre tribu.  Mais  l’eau fait défaut. Et le sens. Et la leçon, que nous n’avons à recevoir de personne. En attendant la prochaine occasion d’émotion commune. Car nous oublierons. Comme toujours.

Mais pas nos sauveteurs. Toi, oui… toi non…Comment vivre avec le souvenir d’avoir du choisir ?

Combien de fois faudra-t- il que la colère de la terre s’enflamme encore pour que les hommes aident les hommes, sans y être contraints ? Parce que, à Haïti,  les bidonvilles et la misère ne dataient pas d’hier…





En vœux tu en voilà !

31 12 2009

En vœux tu en voilà ?

Je  vous présente mes meilleurs vœux…. And so what ? C’est un peu court,… Parmentier!

La formule est polie, jolie, mais manque pour le moins de concrétude, et qui sait de  véracité. J’aurais pu tout aussi bien abuser d’un « bonne année, bonne santé » Plus convivial mais tout aussi usé et passe partout… En toute honnêteté, j’éprouve de grandes difficultés à éviter les poncifs, phrases toutes faites et autres banalités d’usage. Si je ne peux vous offrir que le superflu, c’est sans doute parce que je me réserve inconsciemment l’essentiel ?  Ou alors c’est ma générosité qui souffre de s’imposer à date fixe?

Allons du punch ! Un réveillon sous entend se réveiller. Produire l’effort requis pour sortir de ses marasmes récurrents, ses défaites auto destructives  ou ses sommeils idéologiques.

Tâchons de trouver  la formulation sincère ou l’acte qui fait sens. Les medias nous ont habitué à communiquer sans fondement, sans engagement mais de façon ostentatoire pour se faire remarquer. Etonner, pour se faire remarquer, mais sans être remarquable…

Ecartons le bancal avec emballage cadeau certifié. Evitons, de surcroît,  le sensationnalisme, même de bonne intention. Comme le prince endormi pour une nuit sous les ponts avec les sans  abris…

Inutile de tergiverser, je me lance. Comme un preux chevalier, mais conscient de mon âge. Si mes vœux s’adressent en priorité aux veuves et orphelins qui dorment dans ma mémoire, je ne pourrai esquiver le trop plein émotionnel. Je vais me contenter de petits souhaits légers comme….

–         Voici quelques  bisous  bougie qui ne polluent pas pour une année qui vous illuminera.

–         Je vous la souhaite sapin câlin qui ne perd pas d’épines.

–         Que votre balade passe par Copenhaegen tout habillé de vert et si votre chemin passe par le start,….

–         Que trente six chandelles vous entraînent vers l’amour improbable

J’ajouterais quelques conseils

–         Méfiez vous des petits Jésus en sucre, friandises favorites de certains prêtres en mal d’amour.

–         Ronronnez tant que vous le pouvez. Donnez vous du bien.

–         Faites leurs, confiance. Cette année, c’est promis, vos mecs seront à la hauteur.

–         L’herbe est sans nul doute plus verte ailleurs. Mais quand on a visités tous ces ailleurs, il reste le « ici et maintenant ».

A l‘envers ou à l’endroit, je vous la souhaite excellente.

Car cette nouvelle année vous offre généreusement trois cent soixante cinq nouvelles chances

–  de prendre de l’assurance plutôt que d’en souscrire une nouvelle

–  de caresser, s’il l’accepte,  un animal en voie disparition

–  de signer au minimum une pétition qui fait sens

–  de poser un acte révolutionnaire constructif

–  de pousser le pape avec respect dans les bégonias…  sans préservatif

–  de tenter l’impossible et de vous y tenir

–  de faire la nique aux poujadistes et autres roublards qui voudraient nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

–  de répandre des rumeurs incendiaires, de faire acte de mauvaise foi ou de mauvaise haleine

–  de débattre sur la pertinence et les dangers des réseaux sociaux,

–  de faire état répété de vos maux compulsifs

–  de  faire l’amour en le réinventant

–  d’offrir un bouquet de fleurs de poésie

–  de découvrir une saveur incongrue par étape et  avec émotion

–  de rendre concret un de vos rêves les plus insensés…..





Bruxelles sur son trente et un…

14 12 2009

Bruxelles sur son trente et un…

Ca chine du côté des beaux arts. Le square sent le lampion. Le péril jaune s’expose en nos murs. L’art est dans ses petits souliers. Surtout le beau ou plutôt le bo… pour bobo à rassasier. L’art sur murs, sur étagères est dans tous ses états. Et moi et moi et moi…. Sous le regard du lotus bleu, je cherche le reporter controversé de mon enfance. J’ère en quête d’un grain de folie ou de beauté. Prêt à offrir ma vie pour un empire.  Je ne suis pas du milieu. Mes romans ne sont ni petits ni rouges. Vivent les autocritiques et la révolution.  A la tienne… amen !

Je serais du type lanterne rouge….dénigrant l’odeur du Dragon quant cela commence à sentir Noël, le boudin, les huîtres et le marron chaud. Quand les guirlandes de lumière des avenues chics et chères snobent celles des rues chiques et chaires. J’aurais tendance à fuir…Quand vadrouille et débrouille rythment avec tout est faux. Quand ersatz et pacotille s’affichent aux vitrines. Courage et attrape nigauds pour  volontaires et abrutis?

Face aux puristes, aux bonimenteurs et aux arnaqueurs, quelques ambassadeurs héritiers du surréalisme, m’offrent un zeste d’autodérision en emballant leur marchandise. Laurent me fait goûté son chocolat aux saveurs honnêtes amplifiées d’origines, Grand-place.  Eric, au numéro cinq de la galerie du Roi,  sabre son Jéroboam dans sa champagnothèque éphémère.

Hors exceptions, ça bouchonne de partout. Devant la Bourse, l’argent prend l’odeur de cuisine des aubettes. A la queue leu leu…chacun débourse, s’achète et se vend des souvenirs qui n’en sont pas. Alors que les tramways ont été cachés sous la terre, de flech is af. Notre poésie à cinq francs a rendu l’âme face à l’euro qui en  vaut tout de suite quarante et quelques chouyas. Mais nos touristes sont bons enfants. Comme ils sont là pour dépenser, ils assouvissent leurs pulsions. Et nous les imitons. Et un cadeau pour maman, et une cuillère pour papa. C’est inscrit dans nos gènes. Et quand il y a de la gène… Madeleine elle aime bien ça.

Les vitrines mettent le reflet de nos femmes en lumière. Nos filles ont la saveur de nos métissages. Nous avons oublié que nos émigrés sont notre seule richesse. Et comme nous avons l’habitude de la gaspiller…Nous les laissons  entamer des grèves de la faim sous l’œil goguenard de nos boutiques gorgées de friandises. En attendant la loi promise comme on entend des voix. Ils dorment sous la tente et sous les ponts des grands travaux inutiles. Il n’y a que pour eux que le réchauffement du climat a du bon.

Je regarde chaque pavé de Bruxelles. Il n’y en a pas deux identiques. Y aurait il une plage sous l’un deux? En creusant, vais-je trouver ces catacombes où les cadavres de  promesses non tenues s’entassent?

Emmêlées à nos paroles, nos trahisons et nos joies ne s’envoleront pas. Elles s’enliseront dans le marais ou sous le bedon du père Noël. Sous les apparences d’un sapin qui aurait les boules. Rumeurs et malveillance. Médisances et mensonges.  De quoi remplir mille et un numéros de Voici ou de Paris match.

Petit jour au carrefour de l’entrée du bois. Un jongleur matinal s’escrime  à m’offrir son  spectacle. Quelques euros et trois sourires pour une bouffée de regards majoritairement indifférents  ou méprisants. Saltimbanques, ménestrels  et mendiants se multiplient. Plus moyens de cacher ceux qui, pour l’instant,  ne nous ressemblent pas. Pauvres, clochards, fous, handicapés, malades. Noël se conjugue à la soupe populaire. Poussez- pas ! Faites la file ou louez un costume.  Chacun se débrouille comme il peut en espérant subsister sans être sous la coupe d’un profiteur.

Des milliers de passants en entraînent d’autres qui marchent, admirent et s’agglutinent dans la bonne direction. Celle du flux, des restaurants de passage. A peine le temps de manger que le serveur vous débarrasse  la table pour renouveler le client.

Des couples de toutes tailles se sourient et se tiennent par la main. Les dessous de fête se devinent sous les manteaux. Le froid pince aux joues qui se colorent. L’heure est aux projets. Aux soupirs, aux grands pardons. Aux envies de partager cette chaleur qui fait défaut.





Murmures à Berlin

7 11 2009

Pourquoi parler de chute ? Ce mur ne s’est pas effondré tout seul. Il a fallu des hommes pour l’ériger et d’autres pour l’abattre. Hier, j’ai rêvé d’un homme, fier comme Artaban,  participant à sa mise en place, sous la protection des soldats de la Stasi. Ce même homme, des années plus tard, maniait son marteau piqueur pour faire  craquer le béton. J’ai revu les images de ces  pans entiers recouverts de graffitis protestataires s’effondrant sous les cris libératoires. La foule. Impériale. Foultitude qui s’égosille à répéter des slogans dignes des grands soirs.

Je suis agoraphobe mais ce jour là, mon frère,  j’aurais aimé intégrer la vague.

Me baigner dans le slogan, suer mes frustrations, laisser éclater une joie complice et partagée.

Hors les murs, sans les murs, à l’évidence, nous devrions tous être frères. Mais des deux côtés d’un mur, il ne peut y avoir que des frères ennemis. Des étrangers dangereusement méfiants, qui ne se ressembleraient  pas, des méchants par définition. Alors que chacun parle avec envie de monde meilleur, la haine s’enflamme à chaque énoncé de différences  montées en épingle. Des deux côtés, cependant,  des mouchoirs s’agitent, des visages s’estompent, des  destins  s’évitent. Des rêves  de retrouvailles  lévitent au dessus des barbelés. L’histoire brise les histoires, les familles. L’ennemi a le visage de l’autre avec son autre croyance.

Du travail pour les gardes qui se chargent tout naturellement de faire respecter la démarcation.

Des morts pour ouvrir des brèches de l’autre côté du mur comme celui du miroir. Miroir aux alouettes et aux lendemains qui chantent ?

Qui ment ? Qui donne le ton ? Quand la prison a la taille d’un pays, de quel côté dépeint on le vrai visage de la liberté ? Dis-moi l’historien comment interpréter l’histoire qui se vit quand on en fait partie?

Viens sur mon mur…J’ai parlé sur le tien, je t’ai laissé un message, me répondras tu ? De mur à mur  comme un murmure ?

Je suis émerveillé par l’audace qui a piqué ce peuple scandant : nous sommes le peuple. Affrontant la police de l’ordre établi pour crier son besoin d’autre chose. Un autre chose au goût d’illusions mais l’utopie est un dessert. La démocratie un moindre mal.  Ailleurs c’est proche, fatalement promesse d’horizons sans failles. Comme on interdit aux enfants de dépasser les limites, nos murs imposent les leurs. Checkpoint Charlie, Friedrichstraße, ceci n’est pas une frontière.

Papiers. Passeports. Lentement, au compte goutte, égrainer le passage. Faire payer le prix d’une herbe plus verte par la honte née de l’humiliation. Diviser la ville pour régner sur la discorde. Et si nous haïssions ces murs illégaux, séparant nos maisons, nos peuples ou nos frontières? Que nous apportent ils ? Des lamentations, des sentiments d’impuissance, une vision fermée, une fausse protection ?  Il faut neuf mois pour concevoir un petit d’homme, une seconde pour le tuer. Des mois  pour construire un horrible mur, quelques heures pour le démolir.

Amis de  facebook, qui placez vos messages d’espoir, vos informations stupides ou merveilleuses sur vos murs, soyez rebelles. Ne vous cachez pas derrière vos firewall.  Un mur ne devrait se vivre qu’avec l’envie de l’escalader, de le  sauter, de lui  percer une ouverture. Ne les dressez pas trop hauts, qu’il reste de l’espace pour nos maladresses et nos gestes tendres. Ni trop bas, pour bannir nos mensonges, nos manipulations ou nos indiscrétions,

Quelle que soit l’apparence du mur, je n’ai pas l’étoffe d’un héros. Ce n’était pas moi devant le char, place Tian’anmen.  Je ne suis pas mûr pour ce genre de courage. Face à un homme armé, je serais  désarmé même l’arme au poing. Je crie lèse béton. J’éviterai de toutes mes forces que la brique dans le ventre du belge que je suis aide à construire ce genre de mur.  Quelles que soient nos divergences,  aucune cause, aucun prétexte ne  justifient  de telles constructions. Seuls de grands malades paranoïaques prétendront le contraire. Evitons de leur donner raison. Toutes les saisons sont bonnes pour  faire chuter les murs.





J’ai la berlue (?où) ce con nie …

11 10 2009

J’ai la berlue (?où) ce con nie ……

Brillantine et gomina. Au pays des pizzas  et de la pasta. Sylvio Pinocchio a lancé discours et promesses avec et sans  les mains à faire pencher la tour de Pise.  Mais, à l’automne, c’est notoire, les feuilles finissent par jaunir et puis chuter. Il Cavaliere a perdu ces derniers jours un peu de sa faconde. Sa bravache est du niveau de sa cravache, dégarnie. Son allure du niveau de son trot enveloppé, empesé.  Nous serons nombreux pour fêter l’adieu à ce  marionnettiste…. beau de loin mais loin d’être beau !

Quelques rides de contrariété marquent le milliardaire qui prétend encore  en ressortir aussi blanchi que ses dents.  Il n’aurait rien fait de mal. Quelques erreurs pardonnables, pas de quoi démissionner. C’est de l’acharnement. Les poubelles de Naples, les mafiosi et les nouveaux pauvres  peuvent en témoigner. Les juges le persécutent sans raison. Il aurait engrangé ses milliards honnêtement, n’aurait trempé dans aucune affaire douteuse, serait le meilleur premier que l’Italie aie connu. Le faste qu’il veut lui rendre a pourtant une odeur de déjà vu. La péninsule devrait se souvenir du bruit des bottes. Se pourrait il que l’huile d’olive soit sous pression ? Les journaux et la télé devraient mettre en garde et assurer la relève au lieu d’être à la botte. Mais en Italie, il semblerait que le propre des programmes de variété soit justement de ne pas en faire figurer.

Entre deux chanteuses de plus en plus jeunes, l’homme défend chairement ses restes.  Il tente d’affirmer sa virilité et son immunité dans tous les domaines. Il ferait bien de partir avant de devenir gauche.

Il est grand temps de s’en moquer, d’ouvrir les vannes, de démonter la mascarade. Fini l’immunité. Qu’il nous pique une dernière colère mémorable, ramasse ses  affaires, et s’en aille.