INFATIGABLE COMME ELEPHANT

1 02 2009

Infatigable comme éléphant, je suis à l’action comme à une maîtresse. Ensorcelé, possédé je lui appartiens. Réveillé au son du faire comme sous les fers. Chaque matin se planifie avant même le réveil définitif. Agir est le leitmotiv que se répète mon cerveau à perpètes. Aucun temps mort tant que je serai vivant. L’énergie tendue, je suis ressort. Je bondis de ma coquille sans écouter le bruit de la mer, sans apprécier le sens du vent. Pourvu que mes gestes précèdent ma pensée. Au point d’en oublier certaines années. D’omettre mes souvenirs, de fermer les portes entrebâillées. Bouger. Ma seule essence est celle de mon moteur. Jamais au point mort, tout en vitesses. Me pencher sur le silence, impensable. Poser question, perte de temps. Je préfère les réponses, les solutions, les addictions, les gestes compulsifs, aux investigations, méditations, cogitations, et autres introspections.

Parfois pourtant, je rêve de perdre le contrôle. De laisser les minutes respirer. J’en appelle aux actes manqués. Aux respirations de l’équilibre. Je convoque les anges, les gourous, les sourciers pour qu’ils se penchent sur mon cas. Leurs pendules agitent le contretemps d’un balancier. Leurs mélopées, sous hypnose, façonnent ma tranquillité. Mon esprit se réveille endormi. Mes nerfs relâchent toute pression. Mes sens sereins s’autorisent à la contemplation. L’harmonie gagne mes vieux neurones gorgés de sérotonine bienveillante. Mon dieu…Je crois bien que je pense.

D’autres pensées? voir rubriques: pensée du jour ou pensées vacancières…

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vu à la télé….

26 01 2009

Vu à la télé…

Et si ma vaisselle devenait  plus propre qu’hier ?

Le président tient ses promesses. La planète va virer au vert.

Dix questions, un grand quizz, et cent mille euros pour l’étalage de la culture confiture.

Le boucher du Congo nie l’évidence. Il n’a jamais armé d’enfants.

Le pape est négationniste. Par intégriste réintégré.

La bande de Gaza a été attaquée par une bande rivale plus nombreuse. Elle panse ses blessures.

Les banques sont solidaires de leurs actionnaires. Elles licencient.

C’est Théo, le flamand, qui dit la météo. Met Théo, le temps sera pluvieux sur BHV.

Le tueur n’était pas prédestiné. Ses voisins, toujours en vie, en témoignent.

Je me suis porté disparu. Ma télé met tout en œuvre pour me retrouver…

La police a émis un avis de recherche. Sans récompense. Je ne suis pas télégénique.





DIS MANCHE ……

25 01 2009

Dis manche…

Manche à balai pour danseur en manque de partenaires. Ensembles, pour fêter sans fin la victoire d’Obama..

Manche de pioche pour joueur de poker malchanceux. Ayant perdu, en une nuit, jusqu’au goût d’en vivre une autre.

Manches pour robe d’avocat en recherche d’effets. Pour sauver la tête du fou de la crèche..

Manche pour nageur impatient de faire les soldes à London .

Manche pour banquier manchot impatient de se refaire.

Manche perdue pour les catholiques. Erreur de casting papal.

Et pour en finir…..Manche ta soupe pour me faire plaisir.





jeudi non…

15 01 2009

Jeudi non…

Jour vide, comme un verre sans fond. Comme une bière sans mousse. Un vin sans tanin. A l’exception d’un geste de cheveux remis en place. Un mouvement dans la prolongation du regard. Moins pire que du dédain. Meilleur que de la pure indifférence. Un bonheur simple comme quand une queue de cheval chasse les mouches. Sans autre raison que de se libérer des parasites.

Mort aux idées noires ! Fin des ralentis. Je vais aussi piquer ma crise. L’attentisme nuit à mes enthousiasmes. Renversons le marasme !





200neuf et vive l’an neuf…

1 01 2009

200neuf et vive l’an neuf… Les guirlandes de la joie fabriquée de toute pièce vont enfin disparaître pour faire place aux soldes. La fête sera bradée comme il se doit. Les sapins chauves et délaissés iront finir leur vie comme le vieux Greenspan. Gourous conspués, balancés comme de veilles chaussettes dans le fond d’un jardin ou d’une décharge de Wall Street. L’année commence sous le signe de la faillite du père Noël et du père fouettard associés. Pays surendettés, banques désargentées, tout va mal pour nos grands argentiers … Qui en veulent à nos économies …prenez mais il est hors de question de vous laisser dévaliser nos rêves. Pourquoi s’inquiéter pour nos nains de jardin surréalistes? Le froid pourrait il les rendre muets? Le manque d’ozone les empêcher de respirer? Rassurons nous, tout va rentrer dans l’ordre. L’eau continuera à se faire rare et les icebergs à fondre comme des ice creams. Depuis hier,notre royaume est à nouveau administré par ceux que nous avions élus. Faut il le rappeler? Dans la ligne de la tradition de ce système étonnant. Qui autorise de prendre les mêmes et recommencer… de laisser des maisons inoccupées face au manque d’ abris ou aux mal logés. Comment se contenter de notre impuissance à concevoir une autre manière de vivre plus équilibrée, plus humaine, respectueuse de notre planète ? Comment tolérer que les plus values de la spéculation ne soient pas taxées alors que l’argent du travail subit encore toutes les pressions fiscales.? Comment ne pas se faire taxer d’adolescent attardé, quand l’envie de changements majeurs nous fait rêver d’utopies? Comment ne pas mettre trop d’attentes sur le dos d’une Obamamania attirante et justifiée?

Pour 2009…je nous souhaite un regard neuf. Des yeux émerveillés comme Rousseau à force de vouloir croire que la nature de l’homme est fondamentalement bonne et que tout est encore possible à qui peut rêver
…patrick





Bientôt le « réveil on »

29 12 2008

Bientôt le « réveil on »! Et il est grand temps que « on » se réveille. Car c’est en son nom que naissent les impuissances, les on dits et les jugements hâtifs.
A force de nous bassiner de ses évidences,en commençant nos phrases, « on » s’est permis trop de n’importe quoi.

Remplaçons,illico, les « on » par une affirmation de soi. J’en appelle à la mort du « on » et à la renaissance du je, du tu, du nous et de toutes les autres formes de subjectivités assumées. En 2009, je ne dirai plus « on s’en fout » mais je m’en préoccupe. Je remplacerai dès le 31 au soir, on s’emmerde par je m’amuse. Pour cette année nouvelle, je m’engage à réfuter toute tentative de simplification abusive. A ne plus faire endosser à « on » toutes les culpabilités, toutes les misères du monde…

Je tournerai ma langue autant de fois que nécessaire… Merci de me soutenir.





J’ai les boules !

25 12 2008

J’ai les boules !

C’est normal c’est Noël.

Et comme, cette année, je n’ai pas toujours été un cadeau pour mes proches, il est grand temps de m’enguirlander.

Alors, petit saligaud de ma strotje, as-tu été à la hauteur de la joie attendue ?

Car d’habitude, on se le souhaite joyeux, le Noël avec trémas dans la voix… Comme des joyeux lurons…comme le nain de blanche neige. Vous avez dit Neige ? De celle qui recouvre le sapin ou les narines ?

Allons…pas besoin d’artifices pour se farcir, épanouis et en famille, la dinde, le cougnou ou la bûche.

Car ces jours- ci, le bonheur est dans toutes les cheminées…. ou presque. Le bon vieux papa Noël à la barbe jaunie, a remis son costume de location puant la naphtaline avec toute sa smala d’embrassades et de paix annoncée. Qui oserait rouspéter ? Ceux pour qui la vie n’est pas un cadeau ? Les sans abris, abrités sous les ponts, les vieux pauvres plus habitués à l’être que les nouveaux, ou les sans papiers en attente d’un papier qui les sortirait de leur anonymat ? De toutes façons, tout va mal. C’est monsieur tout le monde qui le dit. On ne peut pas sauver toute la misère du monde. Même quand le petit Jésus est dans la crèche.

Je fais ce que je peux, mon bon monsieur. Ma petite goutte d’eau. Lundi, j’irai, avec une dizaine d’amis nantis, distribuer de la soupe gare du Nord. Mardi je verserai 30 euros très déductibles à l’ong la plus communicante. Mercredi je signerai une ou deux pétitions pour le respect de la couche d’ozone ou contre le droit au certificat de pollution. Jeudi, je participerai à une manif pour la terre sans engrais. Vendredi je mangerai 100% bio. Samedi, je laisserai ma voiture au garage, je ressortirai mon vélo… Et dimanche je me reposerai en réfléchissant à comment faire mieux.

De toutes façons, la terre a mal à ses ressources, t’as une idée de ce qu’on fera à manger ce soir?

Quelque chose de simple, de léger, de bon pour la ligne, de banal… Soyons opportunistes. En cette période de Noël, le poujadisme et les banalités sont de rigueur. J’ai donc décidé de faire plaisir au vieux radoteur qui m’habite. Je vais pouvoir me plaindre de mes bouffes familiales, de la corvée des cadeaux modestes, de l’obligation de s’aimer et de la crise qui a bon dos.

De toutes façons, la terre allait déjà très mal, il n’y a presque plus d’arbres dans les forêts et mon sapin est artificiel.

Inutile de se morfondre, rien n’y fera…Chaque Noël me rapprochera un peu plus du sapin. Même chanter mon beau sapin ne reculera pas l’échéance.

J’ai les boules.

Et je vous aime.